On roule sur une nationale, la ligne continue vient de s’arrêter, et un panneau rond barré de traits gris apparaît sur le bas-côté. On accélère, on dépasse le camion devant, tout semble logique. Le problème, c’est que ce panneau gris, le panneau B34, est l’un des plus mal compris du code de la route, et confondre sa signification avec celle d’un autre signal peut coûter des points.
Panneau B34 : une signification précise dans la nomenclature officielle
Le B34 est le panneau de fin d’interdiction de dépasser pour tous les véhicules à moteur autres que les deux-roues. Concrètement, quand on le croise, cela signifie qu’une zone où le dépassement était interdit (signalée en amont par un panneau B3) vient de se terminer.
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Son apparence est reconnaissable : un disque blanc traversé par des lignes obliques grises, sans les silhouettes de voitures rouges et noires que l’on retrouve sur le B3. C’est un panneau de levée de prescription, pas un panneau d’interdiction.
La confusion la plus fréquente sur le terrain porte sur la différence entre le B34 et le B34a. Le B34a concerne uniquement la fin d’interdiction de dépasser pour les véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes. Les deux panneaux se ressemblent, mais l’un vise tous les véhicules à moteur (hors deux-roues), l’autre seulement les poids lourds.
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Confusion B34 sur les plateformes d’entraînement au code de la route
Un point rarement abordé dans les articles sur le sujet : le code « B34 » ne renvoie pas toujours au même panneau selon la plateforme ou le manuel utilisé. Des formateurs d’auto-école signalent que certains éditeurs de tests et d’applications utilisent « B34 » pour des panneaux qui ne correspondent pas à la nomenclature de l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR).
Le résultat est concret. Un élève peut apprendre sur une application que le B34 désigne un panneau de fin d’une autre prescription, puis se retrouver en contradiction avec la documentation officielle le jour de l’examen. Pour les candidats au code, vérifier la source réglementaire du panneau est plus fiable que se fier au numéro affiché sur un seul support.
Comment éviter cette erreur en révision
L’exercice recommandé par certains formateurs consiste à placer côte à côte le panneau d’interdiction de dépasser (B3) et le panneau de fin d’interdiction (B34), puis à travailler la reconnaissance visuelle du dessin, sans dépendre du code Bxx qui peut varier d’une base de questions à l’autre.
- Comparer systématiquement B3 (interdiction, fond blanc avec silhouettes rouge et noire) et B34 (fin d’interdiction, traits obliques gris) pour ancrer la distinction visuelle.
- Vérifier que le manuel ou l’application utilisé s’appuie sur la nomenclature IISR et non sur un référentiel interne.
- Ne pas mémoriser uniquement le code alphanumérique : à l’examen, c’est l’image du panneau qui est affichée, pas son numéro.
Panneau B34 et reprise du dépassement : ce que la route autorise vraiment
Croiser un panneau B34 ne signifie pas que le dépassement est automatiquement possible. On le confond souvent avec un feu vert pour doubler, alors que la fin de l’interdiction administrative ne supprime pas les contraintes physiques de la chaussée.
Après un B34, le dépassement redevient soumis aux règles générales du code de la route. Si une ligne continue apparaît juste après le panneau, le dépassement reste interdit par le marquage au sol. De même, un virage sans visibilité, un sommet de côte ou un passage à niveau à proximité empêchent tout dépassement, panneau B34 ou non.
Les situations où le B34 ne change rien
En pratique, on rencontre des configurations où le panneau B34 est posé dans une zone où la visibilité ne permet de toute façon pas de dépasser. Cela arrive notamment en sortie de zone de travaux, quand l’interdiction administrative est levée mais que la route reste sinueuse.
Le réflexe à adopter : après un B34, on regarde la route avant de regarder le rétroviseur. La visibilité, le marquage au sol et la présence d’intersections priment toujours sur la levée d’interdiction signalée par le panneau.

Différence entre B34, B33 et les autres panneaux de fin de prescription
Le code de la route français utilise plusieurs panneaux de fin de prescription qui se ressemblent visuellement. Tous partagent le même fond blanc barré de traits gris. C’est cette ressemblance qui génère des erreurs.
- B34 : fin d’interdiction de dépasser pour tous les véhicules à moteur (hors deux-roues). Traits obliques gris sur fond blanc.
- B34a : fin d’interdiction de dépasser pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes uniquement. Similaire au B34, mais avec des silhouettes de camion.
- B33 : fin de toutes les interdictions précédemment signalées (vitesse, dépassement, usage de l’avertisseur sonore). C’est le panneau de « remise à zéro » le plus large.
- B31 : fin de limitation de vitesse. Traits gris sur fond blanc, avec le chiffre de la limitation barré.
La distinction entre B33 et B34 est celle qui piège le plus de candidats. Le B33 annule toutes les prescriptions en cours, y compris l’interdiction de dépasser. Le B34, lui, lève uniquement l’interdiction de dépasser. Un B33 fait le travail du B34, mais pas l’inverse.
Sanctions en cas de dépassement en zone B3 active
Tant que le panneau B34 n’a pas été franchi, on se trouve en zone d’interdiction de dépasser (signalée par le B3). Effectuer un dépassement dans cette zone constitue une infraction au code de la route. La sanction prévue inclut une contravention de quatrième classe et un retrait de points sur le permis de conduire.
Les retours varient sur ce point selon les circonstances, mais la présence d’une ligne continue en complément du B3 peut aggraver la situation, car deux infractions distinctes sont alors constatées.
Le panneau B34 reste un signal de levée, pas une invitation à dépasser. La prochaine fois qu’un disque blanc barré de gris apparaît au bord de la route, on sait au moins à quoi il correspond, et surtout ce qu’il n’autorise pas à lui seul.

